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Blog de veille et d'intelligence économique

17nov 2009

Présentation du 3ème colloque international ICRACM2010 : Recherches avancées sur les matériaux composites

Une des co-directrices de la thèse CIFRE en veille, accueillie par •DOC, organise en décembre 2010, le 3ème colloque international ICRACM2010.

ICRACM2010
3rd International Conference on Recent Advances in Composite Materials
December 13-15, 2010 - Limoges, France

The 3rd International Conference on Recent Advances in Composite Materials (ICRACM-3) will be held in ENSIL - University of Limoges and ENSCI, France, from Monday, December 13 to Wednesday, December 15, 2010. It follows highly successful previous conferences in this series ICRACM-2004 held at BHU, Varanasi (India 2004), ICRACM-2007 held at India Habitat Centre, New Delhi (India-2007).

The conference will broadly cover the following topics: Polymer matrix composites, Ceramic matrix composites, Carbon matrix composites, Wood based composites, Bio composites, Eco composites, Nano composites, Processing, Properties, Fracture and damage mechanics, Multi scale modelling, Durability, Recycling, Repairability.

Chairpersons of ICRACM2010
Prof. A. Pizzi (Chairman, ICRACM-2010)
Prof. F. Cambier (Chairman, ICRACM-2010)
Dr. F. Hugot (Co-chairman, European Office)
Prof. V.K. Srivastava (Co-Chairman, Asian Office)

Deadline abstract electronic submission: March 15, 2010

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En annexes vous trouverez le programme ainsi que le formulaire d'inscription du colloque.

Pour toutes questions complémentaires merci de vous adresser à :
Dr. F. Hugot, Co-chairman, European Office
Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Limoges
Université de Limoges
Parc d’ESTER Technopole, 16 rue Atlantis
87068 Limoges Cedex, France

E-mail : icracm2010(at)gmail.com

12nov 2009

Les différentes formes de veille

Selon les auteurs, les termes de veille technologique ou de veille stratégique remplacent la plupart du temps le terme de veille, alors que ceux-ci ne sont qu’une partie des différentes activités de veille que l’on peut pratiquer. En effet, il existe plusieurs types de veilles adaptés à chaque besoin. Pratiquer de la veille, c’est surveiller son environnement. Or, chaque environnement ou marché a sa propre dynamique et les entreprises sont de plus en plus dépendantes des variables du marché.
Martinet et Ribault (1989) ont associé les différentes composantes du schéma de Porter (1986) aux différents types de veille.

LEs 5 +1 forces de Porter
Ce schéma fait ressortir quatre types de veille : la veille technologique, la veille concurrentielle, la veille commerciale et la veille environnementale.
La veille technologique est souvent substituée à la veille par certains auteurs. Lorsque les dirigeants d’entreprises parlent de veille stratégique c’est souvent la veille technologique qu’ils pratiquent. Elle concerne en partie les nouvelles technologies, les produits, les procédés de fabrication, la recherche fondamentale et appliquée.
La veille concurrentielle s’intéresse essentiellement aux concurrents actuels ou potentiels (Martinet et Ribault, 1989) et aux nouveaux entrants sur les marchés en surveillant leur environnement et leurs activités. Il s’agit de connaître par exemple la gamme de produits des concurrents, les circuits de distribution, les différents coûts, le portefeuille d’activité de l’entreprise, etc.…
La veille commerciale consiste à surveiller les clients (ou les marchés), les fournisseurs ainsi que le coût de la main d’œuvre (Martinet et Ribault, 1989). Stoffels (1982) la définit comme la surveillance du marché (offre, demande, fournisseurs, concurrents).
La veille stratégique est également souvent utilisée à la place du terme veille. Boizard (2005) la qualifie de processus informationnel volontariste à travers lequel on recherche des informations à caractère anticipatif concernant l’évolution d’une activité. Elle est basée sur l’analyse des signaux faibles ou signaux d’alerte précoce, elle est donc prospective et se veut anticipative. La difficulté de celle-ci est donc de trouver et de savoir reconnaître ces données utiles (Boizard, 2005). Cette veille s’inspire en partie du modèle des cinq forces de Porter (1986). Plusieurs auteurs (Calori, Atamer & Laurent, 1988) proposent le concept de veille stratégique pour englober les différents types de veille. Portnoff (1990) propose le terme de stratégie globale. Nous utiliserons le terme de veille générale pour englober différents types de veille.
Les besoins des acteurs et entreprises ayant évolué, plusieurs variantes de ces veilles sont apparues. Cependant la multiplicité actuelle des différents types de veille crée de nombreuses confusions. Il nous a donc été nécessaire de créer une classification permettant d’en améliorer la visibilité. Ce classement est élaboré à partir des quatre veilles principales que nous venons de décrire. Nous allons hiérarchiser les autres types.
La veille commerciale s’intéresse aux clients et fournisseurs ce qui a donné naissance à la veille image. Celle-ci est faite par l’émetteur du message (communication d’un groupe ou d’une entreprise sur les actions qu’elle mène en faveur par exemple de l’écologie, du développement durable, du mécénat,…) pour en connaître l’interprétation faite par la presse et agir rapidement en cas de désinformation. Ce processus peut être schématisé de la manière suivante :
veille_image_benadid09.jpg

La principale distinction entre ces deux formes de veille est que la veille commerciale est plutôt quantitative et porte sur un état (surveillance du marché) alors que la veille image est plutôt qualitative et vise à surveiller le bon déroulement d’un processus que l’on a soi-même activé.
La veille médiatique est l’un des outils des veilles commerciales et concurrentielles puisqu’elle consiste à surveiller les différents médias.
Pour anticiper l’évolution des lois et des normes au niveau national, européen et mondial, il a été nécessaire d’inclure les veilles législatives et juridiques dans les veilles technologiques et stratégiques. La veille législative étant la surveillance de l’évolution et des décisions des différentes lois, normes et règlements soit pour adapter et/ou anticiper la stratégie soit pour élaborer de nouveaux produits ou procédés. La veille juridique quant à elle consiste à suivre les lois nationales ou internationales qui gouvernent le marché.
Face aux différentes cultures et politiques des pays cibles, les veilles stratégiques et concurrentielles ont eu besoin de surveiller les mœurs, les mentalités des consommateurs ainsi que les réseaux de pouvoirs selon les pays, d’où la naissance de la veille politique et culturelle. Ceci dans l’objectif de proposer des produits adaptés mais surtout d’identifier les pays financièrement à risques (Boizard, 2005).
La veille stratégique a fait apparaître un nouvel axe de surveillance appelé veille sociétale qui permet d’anticiper les transformations de la société (démographie, conditions féminines, travail, …) qui peuvent orienter la stratégie de l’entreprise et complète les veilles précédentes.
La veille environnementale est définit par Martinet et Ribault (Martinet et Ribault, 1989) comme surveillant le reste de l’environnement de l’entreprise. C’est la plus passive des veilles réalisées par l’entreprise.
Les relations entre ces différents types de veille peuvent être schématisées de la façon suivante :
Les différents types de veille

En vue de vérifier si ce découpage de la veille a une réelle utilité dans les entreprises, il convient d’abord de définir les acteurs de la veille dans les entreprises, nous avons répertorié trois cas d’organisation de la veille :
Cas n°1 : Veille interne non structurée : chaque service réalise sa veille, mais ne diffuse aucune information vers les autres services. Dans ce cas ce découpage peut avoir des inconvénients dans les entreprises : tout d’abord, il diminue l’implication des acteurs qui vont considérer que certaines veilles ne les concernent pas, et ne feront donc pas circuler les informations qui ne s’y rapportent pas. Chaque veille aura ses signaux spécifiques et donc l’information ne sera pas globalement diffusée. Il peut y avoir rétention d’information par certains acteurs, entre les différents services d’une entreprise par exemple.
Cas n°2 : Veille interne structurée : chaque service réalise sa veille, le responsable ou la cellule de veille, collecte les informations des différents services, l’analyse et la diffuse à la bonne personne. Dans ce cas, la veille est centralisée et donc il n’y a pas de segmentation de la veille.
Cas n°3 : Veille externalisée : le prestataire réalise la veille définit par l’entreprise. Il collecte, analyse les résultats et propose une synthèse d’aide à la décision au dirigeant. Dans ce cas, il y a deux possibilités : ou le dirigeant a un besoin précis et ne demande qu’un seul type de veille, ou il a un objectif à atteindre et le prestataire met en œuvre tous les types de veille pour y arriver.

29oct 2009

Augmentez votre capacité d'innovation grâce au Crédit Impôt Recherche

Les incitations fiscales sont devenues l'un des instruments importants des politiques publiques en faveur de la recherche et de l'innovation. A cette incitation à la recherche pour accroître la capacité d'innovation nationale et renforcer la compétitivité des entreprises, s'ajoute celle de l'attractivité du territoire pour les activités de R&D.

Depuis le 1er janvier 2008, le crédit impôt recherche consiste en un crédit d'impôt de 30 % des dépenses de R&D jusqu'à 100 millions d'euros et 5% au-delà de ce montant. Les entreprises entrant pour la première fois dans le dispositif bénéficient d'un taux de 50 % la première année puis de 40 % la deuxième année.

Qui peut bénéficier du crédit impôt recherche ?
Les entreprises industrielles, commerciales et agricoles soumises à l'impôt sur les sociétés ou à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux.

Quelles sont les dépenses retenues ?
- les dotations aux amortissements des biens affectés à des opérations de R&D
- les dépenses de personnel concernant les chercheurs et techniciens
- les dépenses de fonctionnement qui sont fixées forfaitairement par rapport aux dépenses de personnel (75% dans le cas le plus général)
- les dépenses de R&D confiées à des organismes agréés par le ministère de la Recherche tant en France que dans un pays de l'Union européenne dans la limite de 2 millions d'euros par an
- les frais de dépôt et de maintenance des brevets
- les frais de défense des brevets sans limitation
- les dépenses de normalisation afférentes aux produits de l'entreprise
- les dépenses de veille technologique dans la limite de 60 000 €
- les dépenses liées à l'élaboration de nouvelles collections exposées par les entreprises du secteur textile-habillement-cuir.

Comment récupérer le crédit d'impôt ?
Pendant une période de 5 ans, les nouvelles entreprises peuvent bénéficier de la restitution immédiate du crédit d'impôt (en l'absence de bénéfice imposable suffisant pour permettre une déduction directe). Les jeunes entreprises innovantes et les PME de croissance, dites "gazelles" peuvent également bénéficier de cette restitution pendant toute la période où elles répondent aux conditions fixées par la loi. (Article 199 ter B du code général des impôts).
Enfin, pour améliorer la trésorerie et soutenir l’investissement des entreprises, l’administration fiscale s’est engagée dès le début de l’année 2009 au remboursement anticipé du crédit d’impôt recherche.

Comment effectuer la demande de restitution de créances ?
Les demandes se distinguent suivant qu'elles portent sur les années 2005, 2006, 2007 ou 2008.

Consulter la page d'information sur le site "impot.gouv.fr"

Comment s’assurer que les dépenses de recherche peuvent bénéficier de cette aide fiscale ?
Pour être assurée que les dépenses de recherche peuvent être prises en compte dans le cadre du CIR, l’entreprise peut déposer une demande d’avis préalable (rescrit fiscal) auprès de la Direction des services fiscaux dont elle dépend. De plus , conformément au décret n°2009-1046 du 27 août 2009, les entreprises ont également la possibilité de présenter une demande auprès du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche représenté dans les régions par les DRRT (délégués régionaux à la recherche et à la technologie), de l'ANR (Agence nationale de la recherche) ou d’ OSEO, afin de s’assurer que leur projet de dépenses de recherche présente un caractère scientifique et technique le rendant éligible au CIR. À défaut de réponse de l’administration ou d’un des organismes dans un délai de 3 mois, un accord est réputé obtenu.

Premiers résultats du dispositif
Les premiers résultats quantitatifs de la réforme 2008 du Crédit impôt recherche (CIR) montrent que le CIR est un amortisseur pendant la crise et un tremplin pour l’après-crise.
En effet, il a permis de maintenir le niveau de dépenses de recherche des entreprises en France en 2008, ralentissant la baisse de recherche et développement dans les secteurs les plus touchés et renforçant la recherche par ailleurs. Il donne ainsi aux entreprises les moyens de mieux rebondir après la crise.
schema cri

Source : Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

Pour compléter votre information :
Le guide 2008 du Crédit impôt recherche (en annexe)
Site du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche , rubrique « Innovation, recherche et développement économique » : http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr

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